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L'article dans lequel Max Planck introduisit la constante universelle qui porte son nom, date de 1900 ; il inaugure une période d'intense bouillonnement intellectuel, d'où va émerger dès la fin des années vingt, un profond remaniement conceptuel de la physique, la mécanique quantique.
Toutes les sciences du vingtième siècle, de l'infiniment petit des particules à l'infiniment grand de l'astrophysique et de la cosmologie, de la physique atomique et moléculaire à la physique de la matière condensée, de la chimie à la biologie ainsi que toutes les technologies qui font muter nos sociétés, qu'elles soient relatives à l'imagerie, à l'information ou à la communication, ou encore aux matériaux nouveaux, sont profondément marquées par ce remaniement conceptuel ; elles lui doivent l'essentiel de leur vitalité actuelle. Tout semble indiquer que l'on est encore loin d'avoir épuisé le potentiel d'implications conceptuelles et d'applications pratiques de la physique quantique.
Raconter l'histoire des quanta revient à mettre en perspective historique et prospective l'ensemble de la science du vingtième siècle.
Pour mettre un peu d'ordre au sein d'un impressionnant foisonnement de découvertes et d'avancées spectaculaires, il m'a paru utile, dans un court article, de distinguer quatre phases, relativement bien marquées et correspondant à des étapes significatives du point de vue méthodologique, dans le développement de la théorie des quanta :
Une phase d'émergence du problème, qui va en gros de 1895 à 1912, au cours de laquelle triomphe la théorie atomique et apparaissent les quanta, à la fois éléments du triomphe de ka théorie atomique et source de questionnements déroutants et troublants. Une phase s'achevant à la fin des années vingt, d'établissement de la nouvelle théorie, la mécanique quantique, comportant d'une part un formalisme rigoureux et d'autre part une interprétation, celle dite de l'école de Copenhague fondée sur l'idée de complémentarité.
Un phase qui va jusqu'à nos jours et qui ne semble pas devoir s'arrêter de sitôt, de déploiement tous azimuts de cette nouvelle théorie avec un foisonnement de naissances de nouvelles disciplines, de découvertes de nouveaux objets, de nouveaux concepts, de nouveaux états de la matière, de nouvelles applications.
Une phase relativement récente (depuis les années soixante-dix), de "retour d'expérience" au cours de laquelle on reconsidère la question des rapports classique/quantique, on affine et modernise, à l'aide du concept de dé cohérence, l'interprétation de la mécanique quantique dont s'affirme en fin de compte le rôle fondamental et universel. …..
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