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Le texte suivant est inspiré par une exigence de clarification concernant la distinction entre psychanalyse et psychothérapie. Il s'agit d'une distinction qui, comme nous le verrons, se révèle capitale non seulement du point de vue théorique et pratique, mais aussi politique, étant donné que les autorités des diverses nations sont amenées à trancher sur ce sujet et à aboutir à des lois réglementant ces activités.
A' ce propos, il me faut dénoncer les risques liés à de telles réglementations imposées du dehors, et qui vont jusqu'à la possibilité de dénaturer et donc d'abolir la psychanalyse en tant que libre activité scientifique et culturelle. Mon intervention est aussi la traduction en forme partielle d'un article à paraître en Italie et fait parfois allusion à la situation particulière de la psychanalyse dans ce pays.
Le débat autour de la nature, du statut et des buts de la psychanalyse, née comme «Talking cure » mais devenue progressivement un phénomène dépassant largement le cadre thérapeutique, a toujours été très ouvert et n'est pas encore conclu. Il existe en effet des avis très contrastants à ce sujet. Plutôt significative en Italie apparaît l'intention, de la part des corporations médicale et psychologique, d'englober la psychanalyse dans la psychothérapie, ceci malgré que le décret législatif de 1989 réglementant l'exercice de la psychothérapie ne mentionne aucunement la psychanalyse ni même le « statement psychothérapies de type analytique", formule qui aurait pu prêter à confusion et que les associations psychanalytiques interpellées à l'époque ont donc fait enlever du texte.
On peut certes soutenir que la psychanalyse est un genre de psychothérapie, mais on ne devrait pas prétendre d'imposer son opinion à toute une classe de personnes qui, en commençant par Freud, ont toujours privilégié le statut scientifique de leur discipline. La démocratie culturelle impose justement le respect pour toutes les orientations. Ceci est encore plus vrai dans le cas d'une discipline devenue depuis longtemps une véritable approche à la connaissance humaine.
C'est parce que la psychanalyse est plus qu'une thérapie qu'aucun intellectuel qui se respecte ne saurait ignorer ses clés de lecture qui ont elles-même contribué à soulever de nouvelles questions comme celle sur le statut d'objectivité des sciences.
L'inconscient concerne en effet aussi les scientifiques et leur langage, surtout quand ils se trouvent à spéculer sur des inférences comme le Big bang, les neutrinos ou les gravitons.
On peut naturellement se demander, comme fait Prigogine citant une intervention de Hadamart, quel poids a la fantaisie et donc l'inc. dans la création de pareils modèles scientifiques. ….
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